L’artériopathie des membres inférieurs est responsable d’une diminution de l’arrivée du sang artériel dans les membres inférieurs.
La maladie peut être d’évolution plus ou moins rapide. Au début l’AOMI peut être silencieuse si les artères collatérales secondaires se sont développées afin d’assurer une vascularisation suffisante.
A un stade plus évolué, les signes peuvent se manifester à l’effort. Lorsque les muscles fournissent un effort, leurs besoins en oxygène sont augmentés. En cas de diminution de l’afflux sanguin, ces apports ne peuvent pas être suffisants.
Les muscles souffrent et deviennent alors douloureux (douleur à type de crampe). A l’arrêt de l’effort, les douleurs cessent. Le périmètre de marche (distance à laquelle apparait la douleur), est plus ou moins réduit en fonction de la gravité de l’AOMI.
Le manque d’apport sanguin peut être tel que les tissus souffrent en permanence même au repos.
On parle alors d’ischémie critique. Des douleurs nocturnes peuvent alors apparaitre car lorsque le membre inférieur est allongé, le sang à des difficultés à arriver jusqu’aux orteils. Le patient dort alors jambes pendantes pour améliorer la vascularisation distale et atténuer les douleurs. Le risque évolutif est l’apparition de plaies (troubles trophiques).
Ces plaies peuvent apparaitre suite à un traumatisme (écorchure, port de chaussures serrées) ou bien spontanément.
En raison de l’absence de vascularisation satisfaisante des tissus atteints, la plaie ne peut pas cicatriser et met en péril le membre.
Le risque d’amputation est alors élevé en l’absence de revascularisation rapide.