Crossectomie-Stripping Saphène

Crossectomie-Stripping Saphène, la technique de référence : depuis plus de 60 ans elle est pratiquée pour traiter les varices saphènes ...

Présentation

1 - L’Insuffisance Veineuse Superficielle chronique (IVSc)

2 - Anatomie des VGS et VPS

3 - Buts de la Chirurgie

4 - Modalités de la chirurgie

5 - Les complications

6 - Les consignes post-opératoires

1 - L’Insuffisance Veineuse Superficielle chronique (IVSc)

L’IVSc des membres inférieurs est une atteinte des veines superficielles, sous cutanées. Elle touche principalement les territoires des Grandes Veines Saphènes GVS (encore appelées veines saphènes internes) et des Petites Veines Saphènes PVS (encore dénommées veines saphènes externes).

Cette maladie est consécutive à une fragilité de la paroi veineuse associée à une perte de fonctionnalité des veines qui deviennent incontinentes c’est à dire qu’elles ne jouent plus leur rôle de retour veineux et que le sang fini par stagner au niveau des parties inférieures du corps (pieds, chevilles et mollets). Elles peuvent être d’origine primitive (sans cause organique), post-thrombotique (consécutives à une Thrombose Veineuse Profonde (Phlébite) ou Superficielle (Para-phlébite) anciennes) ou malformative (conséquence d’un développement non classique du réseau veineux).

Les principaux facteurs de risques sont représentés par le sexe (3 femmes / 1 homme), la sédentarité, l’hérédité familiale, les facteurs professionnels (station assise et debout prolongée avec piétinements), les grossesses, le surpoids.

Les symptômes sont regroupés au sein d’une classification internationale (CEAP) qui permet de décrire le retentissement pour le (la) patient(e): oedèmes vespéraux (en fin de journée), les phlébalgies (douleurs des mollets) vespérales, non rythmées par la marche, les souffrances tissulaires touchant principalement les chevilles (eczéma variqueux, pigmentations cutanées brunâtres, les hypodermites scléreuses, atrophie blanche) et ulcères variqueux (perte de substance douloureuse et parfois infectée).

2 - Anatomie des VGS et VPS

La Grande Veine Saphène (GVS) est une veine superficielle du membre inférieur débutant à la face antéro-interne de la cheville puis cheminant le long de la face antéro-interne de la jambe, du genou et de la cuisse, de manière sous-cutanée, plus ou moins profonde, pour se jeter dans la veine fémorale au pli de l’aine par l’intermédiaire de sa crosse.

La Petite Veines Saphène est une veine superficielle de la face postérieure de jambe, débutant en face postéro-externe de cheville, puis cheminant entre les muscles du mollet pour se jeter dans la veine poplitée au creux du genou par l’intermédiaire de sa crosse.

Anatomie des veines grande et petite saphenes 1

Anatomie des Veines Grande et Petite Saphènes

3 - Buts de la Chirurgie

Les buts de la chirurgie consistent à traiter les symptômes et prévenir les complications que sont la Thrombose Veineuse Superficielle (TVS ou para-phlébite), la Thrombose Veineuse Profonde (TVP ou phlébite), l’Embolie Pulmonaire (complication pouvant être de pronostic réservé, dont le point de départ est dans la majorité des cas une TVP) et les ulcères.

4 - Modalités de la chirurgie

Les différents modes d’anesthésie sont représentés par l’Anesthésie Générale (AG) et la Rachi-Anesthésie. L’AG nécessite d’endormir complètement le patient et de réaliser soit une intubation oro-trachéale soit la pose d’un masque laryngé afin de permettre une ventilation per-opératoire continue. La Rachi-Anesthésie nécessite de réaliser une ponction lombaire pour injecter un produit anesthésiant autour des racines nerveuses à destinée des membres inférieurs dans le but d’endormir la moitié inférieure du corps. Son principal avantage est d’éviter une sédation (endormir) et donc une intubation quelqu’en soit la modalité. Les inconvénients résident dans les risques neurologiques rares mais connus avec paralysie, hématome péri-médullaire.

La chirurgie se déroule au bloc opératoire avec une asepsie rigoureuse. La technique chirurgicale à proprement parler se nomme “crossectomie-stripping“ avec différents abords chirurgicaux.

Pour la chirurgie de la GVS, l’abord de la GVS se fait à la face antéro-interne de cheville par une incision faisant de 5 à 10mm, puis montée d’un “stripper“ (fil plastique rigide) au sein de la veine jusqu’à la crosse au pli de l’aine où un second abord horizontal de 3 à 4cm est réalisé pour permettre une ligature (Crossectomie) de cette dernière au ras de la veine fémorale. La dernière étape étant de retirer la veine qui a été solidarisée au “stripper“.

Abord inguinal horizontal de la crosse de la gvs

Abord inguinal horizontal de la crosse de la GVS

Crossectomie de la gvs

Crossectomie de la GVS

Pour la PVS, la technique est la même, ce qui change, ce sont les zones d’abord avec un abord à la pointe inférieure du mollet d’environ 5 à 10mm puis montée du “stripper“ jusqu’à la crosse au creux poplité (derrière le genou) où un second abord horizontal de 3 à 4 cm est réalisé pour permettre une ligature (Crossectomie) de cette dernière au ras de la veine poplitée puis retrait de la veine solidarisée au “stripper“.

Abord poplite et crossectomie de la pvs

Abord poplité et crossectomie de la PVS

Des phlébectomies sont réalisées dans la majorité des cas, retrait des varices sous cutanées visibles par de petites incisions étagées.

5 - Les complications

Les principales complications post-opératoires sont la TVP (complication rare mais redoutée du fait de ses conséquences possibles), les hématomes qui sont courants et disparaissent en 10 à 15 jours, les écoulements de liquides ou lymphorrhées (liquide clair, citrin), les irritations nerveuses sur le territoire des nerfs périphériques des GVS et PVS qui s’expriment soit par une diminution ou perte de sensibilité soit par des douleurs exacerbées non rythmées par la marche (contrairement à la pathologie artérielle) et qui disparaissent en quelques semaines à quelques mois.

6 - Les consignes post-opératoires

Les consignes post-opératoires ont pour vocation de permettre une reprise d’activité plus précoce, une diminution des désagréments (douleurs, hématomes….) et prévenir la thrombose veineuse profonde.

Ces mesures sont : la marche régulière en évitant le piétinement, les stations assises ou allongées trop prolongées, le port des bas de contention, une éventuelle anticoagulation préventive selon les cas.
Votre ordonnance de sortie comprendra outre votre anticoagulation, les soins infirmiers à prodiguer et une prescription pour un gel anti-inflammatoire (Ibuprofène gel 5%) à appliquer une fois la cicatrisation obtenue si des douleurs surviennent sur les zones de phlébectomies, sans dépasser 2 applications par jour pendant 5 jours maximum.

Notre rôle ne se limite pas à la chirurgie, nous sommes joignables par téléphone 24h/24 et 7j/7 au secrétariat du cabinet “Groupe Vasculaire Auvergne“ au 04 73 40 80 74 ou par le standard de l’Hôpital Privé La châtaigneraie au 04 73 40 80 40.